Canne et érotisme

   
 

Le Chabanais

devenu centre touristique

Pendant les années folles, Le Chabanais, rempli de souvenirs prestigieux et de meubles précieux, avait un caractère de musée national.

Moyennant un bon pourboire, les touristes pouvaient, en famille, visiter la Chambre japonaise, avec laques et tapis anciens, qui avait obtenu, en 1900, un premier prix à l'Exposition universelle. D'autres préféraient s'attarder, recueillis, devant le lit à colonnes et les panneaux hindous de la Chambre de Sa Majesté le roi d'Angleterre, au temps où il n'était encore que prince de Galles.

Tous les jours, l'une des sous-maîtresses, très digne, était chargée de commenter la visite:"Mesdames et messieurs, au fond de cette chambre où venait coucher le roi d'Angleterre, vous apercevez la baignoire à tête de femme[1] dans laquelle Sa Majesté faisait verser du champagne pour faire prendre un bain aux plus jolies pensionnaires de la maison. A gauche, vous voyez le fauteuil d'amour qui fut spécialement fabriqué pour le futur roi de la maison Soubrier, du Faubourg-Saint-Antoine. Et maintenant, messieurs-dames, nous allons visiter la Chambre des tortures."

Vente du Chabanais

[1]Au cours de la vente du 8 mai 1951, M. Rheims adjuga la baignoire en question 110 500 francs anciens à un antiquaire de la rue Jacob. Ensuite, cette"relique" fut achetée, fort cher, par le propriétaire des magasins Fashionable, boulevard Montmartre, pour sa publicité. Acquise un prix fabuleux par des admirateurs de Salavador Dali, elle fut offerte au peintre en 1972, alors qu'il demeurait à Paris, à l'Hôtel Meurice. Dali la fit garnir de fleurs et il y fit installer un appareil de téléphone surmonté d'un immense récepteur.

Le chabanais était situé au numéro 12 d'une rue qui fût percée vers 1770, sur l'emplacement de l'Hôtel de chabanais, d'où le nom qui lui fût donné par Madame kelly en 1878, année de la fondation de cette illustre maison. Sans entrer dans les détails, rappelons que les arts décoratifs on perdu gros lors de la disparition de ce"palais du sexe enchanté"

-Là où se trouvait l'extraordinaire chambre japonaise, 1er prix de l'Expo universelle 1900-, où se bousculaient allègrement les politiciens de tous poils, de même que les têtes couronnées de l'Europe entière qui étaient distraites par un détour officiel que l'étiquette nommait "une visite au président du Sénat"; jusqu'au jour où cette visite inscrite sur le programme de la reine d'espagne par un fonctionnaire peu confirmé, fit éclater un scandale dans les milieux autorisés -d'après Romi, Maisons Closes, Paris 1952-

D'où le regret pour les amoureux des styles Napoléon III, et 1900-1925, que cette maison ne fût pas classée par les Monuments Historiques. Rappelons que le mobilier fut dispersé à l'Hotel Drouot le 8 mai 1951.




 

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