Cannes en matériaux insolites

   

Cannes d'herbes tressées et de fils tressés

Ces matériaux que l'on tresse

A droite, une magnifique canne à fût entièrement fait d'un tressage de fils argent. Le pommeau est en argent, la dragonne en argent tresseé. Cette canne fut achetée chez sotheby's. Il s'agit d'un travail probablement originaire des colonies des indes anglaises. Cette canne aurait appartenu à un puissant Rajah des Indes coloniales, le Rajah de Nabka. On aperçoit, ci-contre, le fin travail réalisé.

En haut, a gauche, une autre canne remarquable, faite de fibres ornementales tressées, dont la poignée représente, à en juger par la forme, une tête d'éléphant. Le fût est surmonté d'une bague en laiton. On peut apprécier le beau travail de tressage dans le détail ci-contre. De nombreux objets furent fabriqués en fibres tressées. Les manches d'ombrelles, tressés avec du raphia, et ornés de perles de couleur, allait faire fureur à l'été 1908.

Dans le commerce de détail, le commerce de la canne s'allie quasi universellement à celui des ombrelles et parapluies; dans le gros et la fabrique, avec celui des fouets et des cravaches. Il y a aussi quelques fabricant de canne qui font en même temps le manche de parapluie.

Il se fait des cannes partout où l'homme prend un bâton pour faciliter sa marche, pour sa défense ou pour son agément. En ce sens, on peut dire qu'il n'est pas de nation du globe qui n'en produise pour sa consommation. Cependant, les seules villes qui en fabriquent pour une exporation de quelque importance sont Paris, Londres, Berlin, Glascow, Manchester, Vienne.

Les matériaux de la canne sont alors presque exclusivement empruntés au règne végétal. Ce sont en bois exotique: le bambou, le jonc, le rotin, l'ébène, le santal, l'oranger, le citronnier, presque tous les bois improrement appelé bois des îles. Il s'en fait quelques-unes aussi avec l'arête de la feulle de palmier géant. Parmi les bois indigènes, ce sont: le houx, le néflier, le cornouiller, le marronier, le châtaigner, l'épine, l'églanteir, le merisier, l'érable, le buis, le chêne, le liège, la vigne, etc.. Il ne se fait plus de cannes métalliques, en or, en argent, en fer: mais il s'en fait encore quelques-unes en corne, en écaille; en caoutchouc durci, en écaille fondue ou plaquée. On appelle improprement , dans le commerce parisien, stick, la canne tressée, c'est-a-dire traitée dans toute sa longueur.

Nous trouvons les explications qui suivent dans Science française de 1896, Les plantes, publié par Larouse: Les feuilles détachées des arbres à l'automne subissent l'attaque des microbes;leur parenchyme se détruit et il nereste bientôt plus que la dentelles des nervures, admirable, mais fragile.Si au lieu de s'adresser à des feuilles d'arbres, on fait pourrir en terres des raquettes d'opuntia, leur tissu vert disparaît, et il reste un squlette très élégant et assez résistant que l'on blanchit à l'au de javel étendue. Ces fibres sont connues sous le nom de semlles de pape, qui sert à désigner vulgairement les opuntia; on les utilise dans l'industrie de l'éventail pour faire des applications sur bois, ou encore pour orner les cannes ou les manches d'ombrelles, mais auparavant on les recouvre, par galvanoplastie, d'une mince couche d'or ou d'argent.

Sources, crédits, liens, bibliographie sont repris en séparément

 
 

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