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Type de l'Incroyable en 1796, d'après Carle
Vernet. On peut voir les anneaux passés dans les oreilles, les cheveux
remontés en chignon, les bas, le pantalon terminé par des
noeuds. |
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Nous pouvons lire, en effet, dans l'Histoire du Costume en
France, parue en 1877:
"Il avait en tout temps d'énormes lunettes sur le nez ou
le binocle devant les yeux, comme s'il était affecté de myopie.
"
"Ses cheveux, abattus le long des tempes en oreilles de chien,
étaient relevés par derrière pour former un chignon retenu
par un peigne courbe, à l'instar des condamnés que l'on
conduisait naguère à la guillotine. "
D'immense anneaux, passées dans les
oreilles, l'auraient fait prendre en Turquie pour un serviteur de
sérail.
Sa vaste cravate, dans laquelle tombait son menton, semblait
cacher un goitre ou des écrouelles. Plus de jabot ni de manchettes. De
la chemise, son gilet ne laissait voir que la place où était
fichée une épingle d'or à tête de bijouterie.
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 "Il exigeait de son
tailleur que son habit, un habit carré presque de la forme d'une
redingote, fît des plis partout, que lorsqu'il l'aurait sur le corps, son
dos produisît l'effet de celui d'un bossu."
"Il fallait de même que sa culotte godât tout du
long et lui procurât des genoux de cagneux, et que ses bas à raies
horizontales fussent tournés en tire-bouchon autour de ses jambes. "
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 "Lorsque tant d'émigrés rentrèrent et que
les incroyables virent leurs rangs pénétrés par ces
revenants à cadenettes poudrées et à large catogans, afin
de montrer qu'une certaine distance les séparait de la réaction,
ils se firent tondre à la Brutus, à la Titus ou friser
à la Caracalla.
Cela leur attira des provocations. La police, pour les en
préserver, défendit les cadenettes et catogans." |