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J'aime les Cannes
d'Art Populaire, celles aux sculptures grinçantes, celles dont les volumes sont tout en
rondeur, celles qui semblent rire, pleurer ou narguer, celles dont les sculptures, avec un peu
d'observation, revèlent le caractère de leurs auteurs et qui, à force
d'être portées, touchées, caressées, ont une patine incomparable faite
à la paume rugueuse de l'homme proche de la terre, celles dont les sculptures "parlent" des
moments forts de la vie, souvenirs de guerre, d'amour, de liberté, ou de
captivité. |